Emmanuel M. Dubois

Compositeur - Biographie

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Compositeur reconnu par plusieurs distinctions et commandes, Emmanuel Dubois, né à Bruxelles en 1947, a émigré aux Etats-Unis à la fin de la vingtaine. Il y poursuit quinze ans de carrière dans la finance internationale et dans l’enseignement des affaires, de la finance et de l’économie internationales. Âgé de 46 ans, il décide de s’inscrire comme étudiant à la “School of Music” de Western Michigan University” dans l’état du Michigan. Il y étudie, entre autres, la composition musicale acoustique et électronique, l’orchestration, et le contrepoint dans les classes de Ramon Zupko et C. Curtis-Smith. Les oeuvres de Dubois sont couramment jouées aux États-Unis et en France.

En 1996, quatre ans après avoir entamé les études de musique, Dubois reçoit le prix “Irving S. Gilmore Emerging Artist Award” pour la Suite pour grand ensemble de cuivres et timbales “Of Barbed Wire and Red Roses-II” op. 1b qui évoque les conditions de guerre civile qu’il avait connues en Afrique. En 1998, Il reçoit le prix “Greater Kalamazoo Arts Outreach Grant” pour la seconde sonate pour piano op. 10, et, en 1999, il reçoit le prix “Pharmacia and Upjohn Foundation Grant” pour la troisième sonate pour piano op. 11. Dubois a depuis composé pour piano cinq sonates, des suites, et de nombreuses pièces de caractère. Il a écrit plusieurs suites pour cuivres et un trio pour piano et cuivres, une suite pour grand orgue, des cycles de mélodies pour soprano avec piano ou quatuor à cordes ou harpe, ainsi que des pièces pour clavecin, grande harpe et pour carillon chromatique. Plus récemment, Dubois a écrit pour orchestre, à savoir le Concerto pour clarinette et orchestre op. 34, le Concerto pour piano et orchestre “American West” op. 39, le Concerto pour trompette et cordes “Natural Treasures of the American Midwest” op. 40 et la fantaisie pour piano et ensemble à vent “American Fantasy: Promontory Point, 1869” op. 41. Récemment, une fondation de la “Michigan State University” a commandé la composition de “Come Ye Who Love” op. 43a, un trio en un movement pour soprano, cor et piano.

A propos de l’interprétation de cette pièce écrite pour, et interpretée par Jacquelyn Wagner, soprano, Corbin Wagner, cor, et Till Haas, piano, la critique parue dans “The Horn Call” (février 2015) relate que “Emmanuel Dubois a contribué une oeuvre de beauté envoûtante agrémentée de surprises. L’entrée, d’humeur changeante, est un long cantabile pour solo de cor qui va ensuite broder une tapisserie avec la voix. A plusieurs reprises, les passages en solo de la voix tissent leur trame au travers de long mélismes. Un interlude “jazzy” inattendu au piano offre une surprise et une pointe d’humour.“

Depuis 2015, Dubois a collaboré sur plusieurs projets avec la talentueuse soprano russe Yulia Petrachuk, donnant des concerts à New york et Washington, en France et en Russie. Cet effort commun a abouti à la composition de plusieurs cycles de mélodies et le “Requiem for the Fallen” op. 50, une oeuvre méditative pour soprano, choeur, timbales et orchestre. Dubois a aussi un opéra en cours de composition.

A la fin des années 90, alors qu’il résidait dans l’état du Michigan, Dubois avait fondé en association avec le Centre de Cancérologie de la ville de Kalamazoo (West Michigan Cancer Center) un programme de concerts de musique contemporaine nommé “Créations” dont l’objet était de réintroduire les patients à une activité culturelle après avoir terminé le traitement thérapeutique. Lors de ces concerts, le public pouvait aussi se familiariser avec les activités du Centre.

Au cours des vingt-cinq dernières années, les oeuvres de Dubois ont été jouées à une quarantaine événements publics, y compris le festival des Nuits musicales en Armagnac (France), les concerts Jeunes talents, patronnés par l’Institut national d’histoire de l’art, Paris (auditorium Colbert), et au Merkin Hall du Kauffman Cebter à New York.

Le style musical de Dubois reflète l’interaction des influences américaines et européennes, et témoigne ainsi de l’apport de ses études dans le Midwest américain et de son héritage culturel européen. Sa musique a un sens mélodique assuré et s’appuie sur des harmonies complexes et le contrepoint. On y trouve des échos tant de jazz, Bernstein et Copland,ainsi que de Gershwin et Ravel. On entend un langage qui s’étire de la robustesse de Janacek au phrasé souple de Debussy.

La médiathèque Hector Berlioz du Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris détient une copie de nombreuses partitions de Dubois. Certaines de ses oeuvres antérieures se trouvent aussi à la bibliothèque de musique de Western Michigan University.

Avant de s’engager dans la musique, les interêts de Dubois l’avaient porté vers les sciences, la finance internationale et le développement économique. Il est porteur d’un diplôme de licence (master) en chimie de l’Université libre de Bruxelles, et d’un MBA de l’Université de Caroline du nord à Chapel Hill en Caroline du nord, où il a également appris l’arabe. Après le service militaire, il a fait de la recherche de marché pour une companie pétrolière européenne et a travaillé dix ans pour une des grandes banques commerciales newyorkaise, où il est devenu directeur de la division des activités en Afrique. Avec sa famille Dubois a vécu deux années en Afrique de l’ouest.

Dubois a ensuite enseigné les affaires, la finance et l’économie internationales, a une université dans l’état du Michigan et a servi comme conseiller dans la division de l’Europe de l’Est de l’agence américaine au développement économique (USAID) à Washington.

Les Dubois répartissent leurs activités entre leur domicile de Floride et leur résidence secondaire en France, dans un petit village de Gascogne. Ils cherchent à encourager les échanges culturels de musiciens entre les États–Unis et la France, étant convaincus que la participation du public à la musique en tant que discipline artistique représente un investissement social.